Quels sont les enjeux environnementaux ?

La troisième décennie du XXIe siècle vient de commencer et les défis environnementaux qui nous attendent, reflétés dans le programme 2030 des Nations unies (ONU) pour le développement durable, sont nombreux. Ce plan d’action mondial adopté en 2015 propose des mesures concrètes pour parvenir à un monde plus juste, plus prospère et plus respectueux de l’environnement dans dix ans. À cet égard, les Nations unies elles-mêmes nous avertissent que nous sommes en retard et la question est maintenant de savoir si nous sommes à temps pour sauver la planète.

Changement climatique, pénurie d’eau, perte de biodiversité, pollution… Voilà quelques-uns des grands problèmes environnementaux auxquels nous devrons faire face. Nous expliquons ici comment ils nuisent à notre environnement et à nous tous, mais aussi ce que nous pouvons faire pour les résoudre.

Le changement climatique est le plus grand défi mondial du 21ème siècle

Le changement climatique est le plus grand problème environnemental, économique et social auquel nous sommes confrontés, selon les Nations unies. Ses experts scientifiques, le GIEC, mettent en garde contre l’augmentation de la température due aux émissions de gaz à effet de serre générées par l’activité humaine, et ses conséquences catastrophiques sur l’ensemble de la planète sous la forme de phénomènes naturels extrêmes tels que les ouragans, les pluies torrentielles, les sécheresses, la fonte des glaciers, l’élévation du niveau des mers, etc., qui touchent tous les êtres humains et les autres espèces de la planète dans une mesure plus ou moins grande.

L’eau, une ressource de base de plus en plus rare

La pénurie d’eau est un autre des grands problèmes environnementaux du XXIe siècle, met en garde la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). Plus de 1,5 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, et cette situation pourrait s’aggraver avec l’augmentation de la population. Les activités agricoles et industrielles exploitent les ressources en eau de la planète de manière non durable, et le changement climatique et la pollution mettent encore plus en péril la disponibilité de cette précieuse ressource.

Les problèmes de la pollution et leur impact sur la santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 90 % de l’humanité respire un air pollué et appelle donc à une réduction de la pollution pour diminuer le taux de maladies respiratoires et éviter ainsi sept millions de décès par an. L’eau polluée est également à l’origine de problèmes de santé majeurs, ainsi que de cinq millions de décès par an, selon Oxfam Intermón. L’ONU préconise, entre autres, d’éliminer les déversements, de minimiser l’utilisation de produits chimiques et de traiter davantage les eaux usées.

Passer aux énergies propres

Alors que l’énergie représente 60 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), les Nations unies estiment que 13 % de l’humanité n’a pas l’électricité et que 3 milliards de personnes dépendent des combustibles fossiles pour cuisiner.

Il y a donc une énorme consommation mondiale croissante de pétrole, de charbon et de gaz, ce qui a entraîné non seulement le changement climatique, mais aussi la pollution et la destruction de zones naturelles. Comme ces combustibles fossiles sont également des sources d’énergie non renouvelables, leur utilisation continue signifie qu’ils deviendront une ressource de plus en plus rare et coûteuse dans les années à venir.

Cette situation appelle une transition énergétique vers un modèle d’énergie plus propre, plus accessible, plus efficace et renouvelable afin de construire des communautés plus durables, plus inclusives et plus résilientes aux problèmes environnementaux tels que le changement climatique.

Un modèle alimentaire durable

La production alimentaire intensive a des conséquences néfastes sur l’environnement en appauvrissant les sols et les écosystèmes marins. En outre, la surexploitation des ressources naturelles a mis en péril la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau potable. L’ONU considère qu’il est essentiel de changer le modèle de production et nos habitudes alimentaires, en optant pour un régime plus végétarien et des aliments locaux afin d’économiser l’énergie et les émissions de CO2.

La perte de biodiversité entraîne une extinction massive des espèces

Grâce à la biodiversité de la planète, nous disposons de nourriture, de vêtements, de matériaux, de médicaments, d’eau de qualité, etc. Les experts de la conservation avertissent que nous vivons une « sixième extinction de masse » car 8 % des espèces animales connues ont déjà disparu, tandis que 22 % sont menacées d’extinction de manière accélérée au cours des dernières décennies. Ceci due à plusieurs menaces causées par l’homme, telles que la destruction des habitats, l’utilisation non durable des ressources naturelles, le changement climatique ou la pollution. Par exemple, la disparition des abeilles met en péril la plupart des cultures de fruits, de légumes et de plantes non cultivées qui empêchent l’érosion des sols, car ces insectes sont essentiels à leur pollinisation.

Développement urbain et mobilité durable

La croissance des villes, qui devront accueillir quelque 5 milliards de personnes d’ici à 2030, sera un autre défi environnemental majeur de la décennie. Les métropoles du futur devront être compactes, sûres, inclusives, vertes et économes en énergie, avec davantage d’espaces verts, des bâtiments respectueux de l’environnement et des modes de transport plus durables qui privilégient l’espace piétonnier plutôt que la circulation.

Des déchets dans le monde qui ne cessent d’augmenter

Dans une économie mondiale du jetable, l’augmentation des déchets a explosé ces dernières années et pourrait s’aggraver dans les décennies à venir si rien n’est fait pour l’empêcher. Selon les dernières données de l’Institut national des statistiques, chaque Espagnol produit 459 kilos de déchets par an. Les déchets plastiques sont particulièrement préoccupants car, s’ils ne sont pas gérés correctement, ils polluent les mers et les océans du monde entier. Comme si cela ne suffisait pas, au cours de ce processus, ils se décomposent en morceaux plus petits, appelés microplastiques, qui ont de graves effets sur les écosystèmes et la santé humaine.

Protéger les océans

Les océans sont devenus les grandes décharges de plastique de la planète. En outre, il existe d’autres problèmes environnementaux graves liés aux océans, tels que la détérioration des écosystèmes due au réchauffement de la planète, les rejets polluants, les déversements d’eaux usées et de carburant. L’ONU demande une meilleure gestion des zones protégées, des ressources adéquates et une réduction de la surpêche, de la pollution et de l’acidification des océans causée par la hausse des températures mondiales.

Quelles solutions pour résoudre ces problèmes ?

  • Remplacer les combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie solaire, mécanique ou éolienne.
  • Promouvoir la mobilité durable, en minimisant l’utilisation des véhicules privés et en favorisant les transports publics, le covoiturage et le vélo.
  • Gestion durable des ressources naturelles telles que l’eau, les forêts, les ressources agricoles, d’élevage et de pêche, etc., en garantissant leur continuité pour les générations actuelles et futures.
  • Promouvoir la transition vers une économie circulaire, en remplaçant l’utilisation et le jet de l’économie linéaire actuelle par un modèle basé sur la nature, dans lequel les déchets sont utilisés et l’éco-conception, la réutilisation et le recyclage des produits et services sont encouragés.
  • Soutenir les programmes de protection et de rétablissement des espèces menacées.
  • Sensibiliser chacun d’entre nous pour que l’on s’approprie ces solutions dans notre vie quotidienne, que ce soit personnellement ou en les exigeant des institutions et des entreprises qui nous entourent. Aussi insignifiante qu’elle puisse paraître, la somme des petits gestes contribue à la préservation de l’environnement et aide à prévenir le réchauffement climatique.